Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 20:53

Ce seront 1800 postes R&D en moins pour Astrazeneca qui applique ses plans de réduction des coûts. Plus de 500 disparaissent de son centre du Daleware, aux Etats-Unis, mais le Royaume-Uni(site de Charnwood) et la Suède (Lund) sont également affectées. En France, la fermeture de Novexell est confirmée. D'ici à 2014, 8000 postes disparaîtront, soit 12% des salariés du groupe, avec une re-concentration des efforts sur des axes majeurs dont ne font pas partie la recherche sur la thrombose, les reflux gastriques, les cancers rénaux et ovariens, la schizophrénie, la dépression, les troubles maniaco-dépressifs, l'anxiété.

-- Alexis Génin

Par Alexis Genin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 21:28

Vers un modèle "pharma virtuelle" avec recherche externalisée ?

Pfizer a annoncé mercredi 11 février prévoir de diminuer des dépenses R&D de plus de 3 milliards de dollars d'ici à 2012, une annonce qui était attendue comme conséquence "naturelle" de la fusion de ses appareils R&D avec ceux de Wyeth. C'est un quart du budget R&D 2008 des deux entreprises, alors que le dernier trimestre 2009 s'est clos sur des résultats près de 3 fois supérieurs à ceux de 2008 sur la même période.

Alors que d'autres géants comme Eli Lilly et BMS augmentent leurs dépenses r&d pour permettre le remplacement de blockbusters en fin de vie (au sens "brevet" du terme, c'est-à-dire proche d'être génériqués), la R&D de Pfizer, fortement critiquée en interne pour n'avoir pas su produire des retours à la hauteur des investissements faits, semble payer le prix fort d'une longue série d'années maigres.

Pfizer n'est cependant pas une exception : début février, AstraZeneca a annoncé prévoir de supprimer 3500 postes R&D, et GSK (GlaxoSmithKline) doit prochainement fermer plusieurs de ses CEDD (Centers for External Drug Discovery). Le journal Les Echos annonce ainsi que, malgré un chiffre d'affaire en croissance pour la première fois en 3 ans (grippe A oblige), plus de 500 millions de Livres Sterling devront être retirées des budgets R&D du géant britannique d'ici à 2012. La perte de brevet du blockbuster Advair (Seretide) n'y est évidemment pas étrangère.

"Dans ce contexte, GSK a annoncé une nouvelle restructuration, d'un montant de 900 millions de livres (dont 600 en 2010). Objectif : réduire les coûts annuels de 500 millions de livres supplémentaires d'ici à 2012. Une somme qui s'ajoute au 1,7 milliard déjà prévu à l'horizon de 2011. Le nombre de postes concernés n'a pas été précisé. La presse d'outre-Manche a récemment évoqué la suppression de 4.000 emplois.

Les économies porteront sur la recherche et les frais généraux. Certaines aires thérapeutiques (dépression, douleur, anxiété) seront abandonnées. « Environ 30 % des sommes économisées seront réinvesties, par exemple dans notre nouvelle unité sur les maladies rares », précise Andrew Witty. GSK veut aussi réduire ses coûts en ramenant de 70 à 40 le nombre de pays dans lequel il réalise des essais cliniques. Le portefeuille immobilier doit être comprimé de 13 % et le nombre de prestataires de services tomber de 40 à 3 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni."

De son côté, Pfizer qui s'est déjà séparé de 800 chercheurs en 2009 et a fermé 6 de ses 20 sites de recherche, poursuit donc dans sa logique, son "pipeline" étant maintenant alimenté par les produits en développement de Wyeth.

Jeffrey Kindler,  CEO de Pfizer, pense avoir trouvé le bon équilibre entre recherche interne et politique de partenariats. "Les temps de l'approche monolithique – recherche ou commercialisation – sont derrière nous", commente-t'il.

Dans sa nouvelle organisation, les équipes r&d Pfizer prendront en charge le développement de thérapies chimiques, alors que celles de Wyeth garderont la responsabilité de tout l'axe biothérapies (anticorps, peptides…) Les arbitrages internes sont en cours et devraient permettre une démarrage de la nouvelle machine dès fin de 1er semestre 2010.

--- Alexis Génin


Par Alexis Genin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 20:57

-- 95 millions de dollars d'investissement en médecine translationnelle -- 


C'est un partenariat public-privé majeur que vient de conclure le géant suisse avec l'île état, et qu'il qualifie lui-même de "partenariat public-privé unique pour accélérer les avancées en médecine personnalisée".   Le "Roche-Singapore Hub for Translational Medicine center", dont la création a été annoncée le 28 janvier – beaucoup par Roche, mais de façon surprenante très peu par ses partenaires singapouriens qui ne se fendent même pas d'un communiqué de presse - emploiera une trentaine de personnes. Elément essentiel de centre focalisé sur le développement accéléré de médecines personnalisées, un comité stratégique conjoint associant Roche et les directeurs des instituts de recherche associés, organe décisionnaire à la fois des grandes orientations du Centre et de la vie de ses projets de recherche. Pour Jean-Jacques Garaud, Directeur de la recherche et du développement précoce (pRED) chez Roche, que cite Genetic Engineering News, "la puissante association de capacités technologiques et intellectuelles, à laquelle s'ajoute une implication gouvernementale exceptionnelle au cœur de cette collaboration, offre une chance unique d'être moteur dans la médecine personnalisée".Edward Holmes, Président du Conseil National de la Recherche Médicale de Singapour, considère lui qu' "en s'appuyant sur la communauté de recherche dense de Singapour et sur ses infrastructures de recherche clinique, les entreprises sont en bonne position pour développer des thérapies efficaces et bon marché pour l'Asie et les marchés mondiaux. En dix ans, Singapour est devenu un partenaire clé pour les plus grandes entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques." Le partenariat impliquera le A*STAR (AGENCY FOR SCIENCE, TECHNOLOGY AND RESEARCH), qui est à la tête de 14 instituts de recherche sur les deux campus de Biopolis et Fusionopolis et sert de bailleurs de fonds à des réseaux de recherche locaux ou internationaux.La NATIONAL UNIVERSITY OF SINGAPORE et ses trois "centres de recherche d'excellence" est également impliquée, tout comme le NATIONAL UNIVERSITY HOSPITAL et ses deux pôles hospitalo-universitaires en cancérologie et cardiologie, la NANYANG TECHNOLOGICAL UNIVERSITY et ses groupes de bio-ingéniérie. La durée de l'accord n'est à l'heure actuelle pas accessible, de même que les grandes lignes des équilibres business (Le centre est-il  - c'est probable - cofinancé par les partenaires et si oui, quelle est la hauteur de l'investissement de Roche ? Quels droits sont donnés à la firme suisse sur les résultats des recherches, et dans quelles conditions) En tout état de cause, un modèle à suivre et à reproduire : Soutien politique au projet, concentration des expertises, centre de petite taille mais fortement financé, avec implication humaine forte (on peut imaginer "coaching") par l'industriel pour assurer le succès des projets. Un zeste d'enthousiasme par-dessus, à consommer sans modération.--- Alexis Genin
Par Alexis Genin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 09:10

Note : La news (reprise intégrale d'un communiqué de presse Inserm - Université d'Angers) est un clin d'oeil. A savoir cependant : les dépôts de brevet se multiplient autour de familles polyphénoliques spécifiques, revendiquant des applications allant du traitement de la maladie d'Alzheimer à celui de l'hypertension.


De nombreuses études épidémiologiques s’accordent depuis longtemps sur une réduction du risque de maladies cardiovasculaires pour les consommateurs modérés de vin rouge. Cependant  les mécanismes d’action des polyphénols en cause restaient mystérieux. En identifiant le sous-type α du récepteur aux œstrogènes comme l’acteur clé de la voie de transduction des polyphénols du vin, des chercheurs d’Angers (Unité mixte  Inserm 771- Université d’Angers -Biologie Neurovasculaire Intégrée-) dévoilent notre si cher « French Paradox ». Leurs résultats sont parus dans la revue PLoS ONE.

Une  consommation modérée de vin, notamment de vin rouge, est associée à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires. Cette forte suggestion ne reposait jusqu’à présent que sur des études épidémiologiques, bien que très nombreuses. Le mécanisme mis en jeu ainsi que la cible moléculaire responsable des effets protecteurs vasculaires du vin rouge demeuraient inconnus à ce jour. Restait donc à démontrer scientifiquement ce postulat. Différentes études, à commencer par celles de l’équipe angevine, ont cependant progressivement conduit à identifier les polyphénols du vin comme responsables d’un effet vasodilatateur via la production de monoxyde d’azote (NO) par les cellules endothéliales.

Dans cette nouvelle étude et à l’aide de techniques de biologie moléculaire, les chercheurs se sont appliqués à déterminer le mécanisme d’action des polyphénols en jeu. Ils ont eu l’intuition de l’implication du récepteur aux œstrogènes. Effectivement, l’activation du sous-type α du récepteur aux œstrogènes (ERα) est connue pour stimuler la voie du NO dans les cellules endothéliales. Ramaroson Andriantsitohaina et son équipe sont donc partis de l’hypothèse suivante : un composé activateur d’ERα pourrait suffire à allumer la voie NO dans les cellules endothéliales et induire ainsi la réduction admise du risque de maladies cardiovasculaires. Alors qu’expérimentalement les polyphénols du vin rouge – en particulier la delphinidine -conduisent au relâchement vasculaire dépendant de l’endothélium dans les artères issues de souris sauvages, ils n’entraînent aucune vasodilatation dépendante de l’endothélium vasculaire dans les artères de souris déficientes pour le récepteur ERα.

Cela démontre que l’effet vasodilatateur des polyphénols via la production de NO par les cellules endothéliales nécessite la présence du récepteur ERα. Par ailleurs, l’utilisation d’un antagoniste des récepteurs aux oestrogènes (le fulvestrant) ou d’un siRNA dirigé spécifiquement contre ERα abolit à la fois la production de NO et l’activation des voies de transductions moléculaires menant à la formation de cette molécule dans les cellules endothéliales humaines. Une modélisation moléculaire et des études de liaisons spécifiques ont permis à cette équipe de confirmer l’interaction directe de la delphinidine sur le site activateur du récepteur ERα.

L'ensemble des résultats sur la pharmacologie des polyphénols fournit une base scientifique aux hypothèses issues d'études épidémiologiques sur les effets protecteurs vasculaires de la consommation modérée de vin et d'autres végétaux, probablement par leur capacité à activer le récepteur œstrogène ERα.


Par Alexis Genin - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 08:59

Edison Pharmaceuticals, a annoncé le 5 janvier avoir pris en licence le CNTO-530, composé découvert et développé par Centocor, en cours d'évaluation clinique pour le traitement de maladies mitochondriales.  Le CNT0-530 est un fragment Fc d'anticorps agissant comme un agoniste du récepteur à l'erythropoeitine.

Edison Pharma, dont le site Internet offre le niveau d'information d'un écran en panne, annonce dans un communiqué de presse continuer ainsi son implication historique dans les maladies mitochondriales. L'entreprise, fondée en 2005, est filiale de Galileo Pharm et se focalise sur les pathologies oculaires et nerveuses. Elle a récemment signé un accord de partenariat R&D avec l'Université Colombia à NewYork et l'Université de Bologne en Italie.

Les données financières de l'accord n'ont pas été communiquées.

---Alexis Genin

Par Alexis Genin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus